Je n’ai parlé de mon projet d’augmentation mammaire à trop peu de personnes.. et pourtant, il va vite se concrétiser.

C’est en juillet 2018 que je me suis rendue compte que, bordel, je suis encore trop stupide pour croire à ce qu’on peut trouver sur internet. Je suis pourtant quelqu’un de rationnel, à l’origine.. mais faut croire que les boobs, ça ne rend pas que les mecs bêtes.

Dès que je suis entrée dans l’adolescence, et donc au collège, je n’ai eu de cesse de voir pousser de jolies pêches sur les thorax de mes copines.. certaines pêches étaient plus grosses que d’autres (pastèques?)..
Et les miennes ? Pas encore arrivées, faut dire que j’habitais un petit patelin pommé, le facteur s’est sûrement perdu en route.. certainement tombé sur un piège à ours (satané chasseurs!) et est mort seul avec mes pêches, l’ingrat ..!

Alors pour remédier à l’absence de mes pêches, dès lors que j’ai eu ma première carte bancaire, à 15 ans, je me suis achetées mes premiers push-up et un super pot plein de gélules miracles.. quelle jolie invention! 90€ pour 1 mois, pour faire pousser des pêches ? C’est bibi qui y a cru. Bah ouais, sur le net, c’avait l’air génial..
Avec le recul, on voit carrément bien que ce n’etait pas l’oeuvre de Dame Nature..

Entre temps, j’ai rencontré mon premier amour qui m’a toujours accepté telle que j’étais. Il devait sûrement penser que mes jolies pêches allaient sortir de leurs cachettes du jour au lendemain. Aujourd’hui, nous sommes toujours ensemble. Et malgré ses réticences quand j’énonçais l’idee de me faire opérer, à présent il me soutient à 300%.

J’ai continué à croire que les crèmes, gélules, patchs, poudre d’etoiles et bisous magiques allaient me permettre de trouver de magnifiques melons à mon réveil pendant trop longtemps.
En vérité, j’étais beaucoup trop peureuse pour m’avouer les faits : « Tu n’as pas de seins, meuf. Dame Nature t’a oubliée, faudra t’y faire. Si tu veux changer les choses, passe sous le bistouri. »

Mais cet été, je me suis dit que ça ne pouvait pas être si terrible que ça. Certes, ça me coûterait un bras et quelques grammes de l’autre mais il fallait que je vive ma vie à fond.

Fini les push-up pas remplis, les tshirts à cols ronds ou pas trop plongeants pour que les autres ne se rendent pas compte que j’etais toujours enfermée dans un corps d’enfant. Fini les gélules et crèmes factices. Fini la gêne d’être nue devant chéri. Fini d’envier ces femmes avec leurs boobs parfaits.
À mon tour !

Alors un soir, quand chéri est revenu du boulot, je lui ai dit qu’on devait discuter. Je voulais son avis (surtout son soutien).
« T’es sûre de toi ? C’est pas une décision à prendre à la légère.. »
« T’inquiètes, ça fait 10 ans que j’attends d’avoir cette révélation. On va le faire. »

Je pris rdv avec une chirurgienne (oui, je voulais une femme par pudeur) le lendemain pour fin août.